Les différentiels

Aujourd’hui on se retrouve pour parler d’un sujet assez complexe : les différentiels.

Pour faire simple, dans notre discipline nous utilisons 3 sortes de différentiels :

  • Le spool (Axe rigide)
  • Le différentiel a huile
  • Le différentiel a billes

Théorie : Qu’on le veuille ou non, les différentiels d’une auto exercent une influence capitale sur la conduite et le comportement du châssis. Encore faut-il apprendre à diagnostiquer la manière dont il se comporte en fonction de votre réglage.

Règle générale valable : quelle que soit l’auto concernée, durcir un différentiel revient à augmenter sa traction, donc la motricité aux roues.

Partant de là, plusieurs cas de figure vont alors être possibles en fonction de l’auto que vous aurez entre les mains, et aussi en fonction du comportement souhaité :

Un différentiel souple (ouvert), vous procurera une conduite plus facile, en particulier sur terrains glissants, avec une auto qui aura, à la limite, moins tendance à engager en courbe mais qui aura une tenue plus stable du train arrière en sortie de virage au moment de la remise les gaz.

A l’inverse, la même auto équipée d’un différentiel dur (bloqué) aura tendance à glisser dans les sorties des virages. Mais elle gagnera en motricité à l’accélération.

Maintenant place aux explications !

1) Le spool (Axe Rigide)

Pour le SPOOL rien de bien compliqué, le pignon d’attaque agit sur le couple conique, c’est le même principe qu’un différentiel soudé ! Les 2 roues seront toujours entraînées à la même vitesse.

Avantage : Une fois mis en place cela nécessite aucun entretien.

Inconvénient : Aucun

2) Le différentiel a huile YD2

Ce différentiel est constitué de 4 pignons coniques appelés “satellites” et de deux autres pignons coniques appelés “planétaires”. Son but est de répartir la puissance entre la roue intérieure et la roue extérieure afin de permettre à la voiture de prendre des virages facilement. Il passera le plus de puissance à la roue qui a le moins d’adhérence. Pour ce qu’il en est de la viscosité de l’huile 5000<10000

Avantage : La motricité et la possibilité de régler sa dureté en fonction de l’huile utilisée.

Inconvénients : Accès « difficile », besoin d’une viscosité de l’huile plus ou moins élevé.

3) Les différentiels à billes

Il s’agit d’un modèle très répandu. Dans un différentiel de ce type, la pignonnerie habituelle cède la place à des billes en acier lubrifiées par de la graisse qui viennent se répartir sur la circonférence de 2 plateaux. (Lors du montage, les billes doivent être impérativement lubrifiées avec une graisse spéciale très collante). L’avantage, c’est que le réglage de dureté d’un différentiel à billes sera beaucoup plus rapide que celui d’un différentiel à pignons.

Généralement, la pointe d’un tournevis ou d’une clé Allen introduite à l’intérieur de l’une des noix du différentiel à billes suffit à assurer son réglage. C’est ultra rapide !

Avantages : le différentiel à billes possède une longueur d’avance sur tous ses concurrents car il est réglable en dureté et dans la majorité des cas depuis l’extérieur. En clair, pas besoin de le démonter au préalable et de devoir l’extraire de sa cellule pour modifier sa dureté ! Sa mise au point intervient par l’une des noix des sorties à l’intérieur de laquelle se trouve une vis comprimée par un ressort. Le principe est simple. Plus on visse et plus on durcit le différentiel car on vient bloquer les vis dans les plateaux. Et inversement.

Inconvénients : l’assemblage d’un tel modèle est plus long que celui d’un modèle classique à pignons ! Il demande un soin tout particulier pour ne pas laissé échapper la moindre bille lors de l’assemblage des deux parties constituantes du différentiel en lui-même.

Voilà pour l’essentiel à retenir.

A bientôt !